Hôtesse enceinte

 

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Le gouvernement veut autoriser les hôtesses de l'air à exercer en vol pendant leur grossesse, inacceptable pour la santé de la femme enceinte et la sécurité des passagers !

 

Jusqu'ici protégées par la réglementation française (Arrêté du 04 septembre 2007) qui imposait l'inaptitude temporaire des PNC dès le début de la grossesse, le gouvernement Français prévoit de supprimer cette protection, en se pliant à la nouvelle réglementation européenne sur l'aptitude médicale*, qui rend aptes au vol les hôtesses enceintes jusqu'à 16 semaines de grossesse.

 

La suppression de ce rempart contre les abus d'employeurs serait une régression scandaleuse des droits de la femme et une atteinte grave à la protection des PNC enceintes. En outre cela met en danger la sécurité des passagers.

 

Lors de l'élaboration des textes européens la commission européenne et l'Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA) ont ignoré «les meilleures pratiques»** en la matière, ainsi que les propositions des représentants des salariés, basés sur des rapports médicaux. Pourtant ces rapports exposent clairement les incompatibilités et les interactions entre la grossesse et le milieu aéronautique.

 

  • Accidents du travail

Les membres d'équipages de cabine sont parmi les populations les plus touchées par les accidents du travail. La femme enceinte étant plus fragile, les conséquences peuvent être beaucoup plus graves

chez elle et nécessiter un déroutement. Les statistiques du secteur aérien montrent que pour 2007 :

- Pour 24 980 personnels navigants on compte 2168 accidents du travail avec arrêt.

- Pour 47 747 personnels sol on compte 1436 accidents du travail avec arrêt (« accident du travail avec arrêt ») signifie qu'il y a eu incapacité du personnel navigant à assurer sa mission de sécurité sur le vol pendant lequel il s'est accidenté.

  • Traumatismes et fractures

Les turbulences, le port de bagages et le déplacement du matériel sont monnaie courante et sont actuellement déjà cause de nombreux traumatismes et fractures chez les PN. Dans le cas d'une femme enceinte les conséquences peuvent être beaucoup plus graves (traumatisme abdominal et hémorragie interne) et nécessiter un déroutement. Attacher la ceinture de sécurité: il est conseillé de placer la ceinture sous le ventre au niveau du bassin pour ne pas comprimer le bébé, et assurer un bonne sécurité pour vous deux en cas de problème.

  • Problèmes d'ergonomie

La manipulation fait partie intégrante du quotidien des navigants. Une étude portugaise de 2008 met en avant la station verticale prolongée, la marche en plan incliné de 2.5 à 3%, le déplacement de voitures de 100 à 140 kg, le port et l'élévation de charges volumineuses dans des espaces réduits et donc dans de mauvaises postures.

  • Radiations

Les responsables de la radioprotection ont émis des recommandations sur des niveaux d'exposition aux rayonnements cosmiques à respecter lors de la grossesse. « Il faut limiter autant que possible la dose d'exposition du fœtus et faire en sorte qu'il soit peu probable que la dose dépasse 1 mSv pour la durée restante de la grossesse».

D'après l'étude de Nakielny, les PN peuvent absorber 6,12mSv par an en 85 h mensuelles de vol ce qui classe les PNC dans la catégorie des personnels exposés aux radiations...

  • Ozone

Le taux d'ozone excède parfois en cabine les maxima recommandés. Et l'ozone quand il est respiré en grande quantité est toxique. A bord, l'activité physique des navigants les rend plus vulnérables aux effets de ce gaz. Alliés aux radiations ionisantes, les effets de l'ozone sur les chromosomes du fœtus sont destructeurs.

  • Vibrations

Une directive européenne établit les valeurs limites d'exposition aux vibrations. Cependant, pour les secteurs de la navigation maritime et aérienne il n'est pas possible de maintenir le niveau des vibrations perçues en dessous des limites fixées. Ces secteurs sont donc l'objet d'une dérogation. Or les vibrations augmentent les contraintes subies par l'abdomen et la colonne vertébrale avec pour conséquence un risque accru de lombalgies et de sciatiques.

  • bruit

L'exposition prolongée à un bruit de forte intensité a tendance à augmenter le stress, la fatigue et la tension artérielle. Bien sûr, ces effets sont d'autant plus délétères chez la femme enceinte, et ils pourraient affecter le bon déroulement de la grossesse et le développement du foetus.

  • Travail de nuit et horaires atypiques

Risques de survenue d'avortements spontanés et d'accouchements prématurés possibles.

  • Horaires irréguliers, et travail nocturne

peuvent avoir des effets délétères sur votre santé (stress, fatigue, hypertension...) et donc sur le déroulement de la grossesse et la croissance du foetus, avec une augmentation notable du risque d'accouchement prématuré. Ainsi l'emploi du temps des PN est arythmique, en totale contradiction avec les rythmes circadiens et les besoins d'une femme enceinte. D'après l'étude de Lisa Pompeii, publiée en Décembre 2005 rapporte que les femmes qui travaillent de nuit au cours de leur premier trimestre de grossesse ont 50% de probabilités supplémentaires d'accoucher prématurément par rapport aux femmes qui auront travaillé pendant la même période mais de jour.

  • Passagers indisciplinés

Pour 74 millions de passagers embarqués chaque année, Air France gère 1 400 dossiers de voyageurs avec anomalies du comportement, du simple incident à l'acte plus grave. Chaque mois, deux affaires en moyenne font l'objet d'une plainte, car le vol a été mis en danger. L'émotivité, la fatigue, les nausées et divers maux du début de grossesse liés aux modifications hormonales d'une grossesse peuvent empêcher de gérer efficacement une situation particulièrement difficile et stressante.

 

 

Mais l'EASA et la commission européenne s'en moquent ! Les textes européens répondent avant tout aux objectifs des politiques ultra libérales des dirigeants européens et des gouvernements, sous l'intense lobby des employeurs et du monde des affaires.

 

Avant même la publication officielle par le ministre de ce changement scandaleux, l'entreprise Air France s'est déjà empressée d'annoncer dans une note interne la possibilité pour les PNC enceintes «volontaires» de voler jusqu'à 16 semaines de grossesse !

 

Si le gouvernement français décide de s'aligner sur cette règle européenne inadmissible, alors que rien ne l'y oblige, les employeurs n'hésiteront pas à «inciter» les hôtesses à voler enceintes au péril de leur vie et de celle de leur bébé à venir, tout en mettant en danger la sécurité des passagers.

 

Les hôtesses enceintes bénéficient aujourd'hui de reclassement au sol durant leur grossesse. Mais les suppressions des postes au sol, liées aux politiques «d'externalisation» des services, et les pertes de rémunération qu'elles subissent, seront prétextes à leur maintien en vol, tout ceci au mépris des législations nationales et européennes visant l'égalité homme.

 


Risques maternel/foetal et risques liés aux opérations de sécurité/sûreté

 

Courrier au Premier Ministre Emmanuel Valls


 

 


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