rayonnements ionisants

Notre métier de PN nouradiations expose aux rayons ionisants : naturels et artificiels. Les réglementationseuropéennes et françaises imposent un suivi aux entreprises dont les salariés sont exposés aux rayons ionisants. C’est le cas pour Air France dont les consignes de traitement et chargement de matières radioactives à bord de nos avions (passagers et cargo) sont définies dans les procédures compagnie déposées à la DGAC.


En ce qui concerne l’évaluation des doses d’exposition aux rayons cosmiques pour nous PN, c’est le modèle mathématique du logiciel Sievert exploité conjointement par AF et l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) qui y répond.

 

 

Les rayonnements « naturels »

Les rayonnements telluriques proviennent des produits radioactifs présents dans le sol. Ils se retrouvent en petite quantité dans les aliments que nous consommons, l’eau potable par exemple, également dans l’air inspiré. Ils varient également en fonction de la composition des sols, par exemple en Bretagne, du fait de la nature granitique des terrains, le rayonnement tellurique moyen est 10 fois plus élevé qu’en région parisienne.

Les rayonnements cosmiques sont, quant à eux, d’origine galactique à laquelle s’ajoute une autre, plus sporadique, liée à l’activité du soleil.

 

Les rayonnements « artificiels »

D’autres sources d’exposition sont créées par l’homme. Il s’agit là principalement des rayonnements associés au fonctionnement d’appareils tels que ceux utilisés pour l’imagerie médicale (scintigraphie, radiographie) ou encore des soins médicaux appelés « radiothérapie ». L’industrie nucléaire est une grosse utilisatrice de sources radioactives (extraction, fabrication, utilisation et retraitement du combustible).

 

Les effets sur le corps humain

Les effets biologiques des rayonnements ionisants sur notre organisme dépendent de leur nature, de la dose reçue, du temps et du mode d’exposition. L’apparition et la manifestation d’effets secondaires, quelques soient leur gravité, dépendent de ces 4 paramètres. Certains tissus et organes tels que le cristallin, la thyroïde, les gonades, la moelle osseuse, sont particulièrement radiosensibles.

Les effets aléatoires surviennent plusieurs années après l’irradiation.

Les effets obligatoires apparaissent à partir d’un certain seuil d’irradiation. Leur gravité augmente avec la dose.

En cas d’exposition accidentelle et massive, de quelques heures ou quelques jours : troubles digestifs, brûlure, nécrose, atteinte sanguine, décès


De quoi s’agit –il exactement ?

Il s’agit en fait d’émissions d’énergie ou de particules provenant de la désintégration spontanée ou provoquée du noyau d’un atome. Le rayonnement émis est aléatoire et omni directionnel.

Par leur énergie, les différents rayonnements α (alpha), β (béta) , X, γ (gamma) ou neutrons pénètrent dans la matière et vont y produire des effets ionisants. Certains matériaux ont la propriété d’arrêter ou d’atténuer les rayonnements (plomb, aluminium…). Ils sont utilisés pour fabriquer des écrans de protection (par exemple : au niveau des appareils d’inspection bagage).


Et à bord des avions ?

L’exposition aux rayonnements cosmiques varie avec les 4 facteurs suivants :

<> l’altitude : A l’altitude moyenne de croisière, soit 12 000 mètres, les rayons cosmiques sont environ 100 à 300 fois plus intenses qu’au niveau de la mer car une fois arrivés au sol, l’atmosphère les a absorbés en partie.

<> la latitude : l’intensité du champs magnétique terrestre est une barrière aux rayons. Elle fluctue en fonction de la latitude donc de la route empruntée par l’avion. Elle est plus élevée à l’équateur qu’aux pôles.

<> la durée du vol : la dose totale de rayonnements cosmiques reçue est directement proportionnelle au temps d’exposition.

<> l’activité solaire et ses éruptions.

 

Le contrôle de l’entreprise sur l’exposition des PN

Le logiciel Sievert suit l’activité individuelle de chaque PN. Cet outil a été mis au point par la DGAC et ses partenaires : IRSN, IPEV et l’observatoire de Paris.Air France a développé un système interne se basant sur les données Sievert, prenant en compte la trajectoire des vols AF ainsi que les effets des éruptions solaires. Le but est de s’assurer que la dose efficace reçue sur 12 mois consécutifs, pour un PN, est en dessous du seuil de 6 millisievert (mSv) /an.

 

Une information personnalisée aux PN

Au début de chaque année N, le PN recevra en annexe des documents EP4 et EP5 l’information concernant son relevé annuel d’exposition aux rayonnements cosmiques de l’année N -1.

 

Et en cas de grossesse ?

« Dès connaissance de sa grossesse, le PNC féminin doit contacter le planning afin de cesser toute activité vol …. ». Source Accords Collectifs- Chapitre C/ Couverture sociale.


Les responsables de la radioprotection ont émis des recommandations sur des niveaux d’exposition aux rayonnements cosmiques à respecter lors de la grossesse.

« Il faut limiter autant que possible la dose d’exposition du fœtus et faire en sorte qu’il soit peu probable que la dose dépasse 1 mSv pour la durée restante de la grossesse » .

Source Article 10 de la directive 96/29 Euratom du 13 mai 1996 et applicable depuis mai 2000.

 

L’évaluation des risques liés au métier de PN est incontournable. Rappelons que cette démarche est une obligation règlementaire pour toute entreprise française. Elle permet d’identifier les risques inhérents à l’activité ainsi que les évènements ou les facteurs de risque pouvant conduire à leur survenue.


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